Si l’émission Strip-tease n’a jamais fait dans la dentelle, cela changea avec cet épisode se concentrant sur la vie des filles de joie et de leur mac/geôlier.

Sauf que là, ne vous attendez pas à une représentation de la misère humaine doublée d’une critique de la prostitution sous couvert de féminisme. Ici, seul le quotidien de ces femmes et hommes est filmé. Il ne s’agit pas non plus de montrer le coté glauque de cette activité légale dans le pays du tournage.

Drôles de Dames !

Je n’ai pas spécialement envie de dresser une critique complète de ce documentaire pour la simple raison que je ne l’ai visionné qu’une fois mais je souhaite quand même énoncer qu’il m’a fortement plu. J’ai beaucoup aimé le traitement que le réalisateur a fait aux personnages. Ghislain, le personnage principal du documentaire, maquereau de son état et propriétaire du bordel où se déroule l’action, n’est pas dépeint comme une personne horrible, misogyne et tortionnaire mais plutôt comme une espèce de grand-père (un peu pervers quand même). Il est même plutôt quelqu’un assimilé à quelqu’un de bienveillant envers les dames occupant son Bordel. De même, les prostituées sont dépeintes de manières complexes. Didier Verbeek, le réalisateur du film, ne tombe pas dans la facilité de réduire ses personnages à un seul trait de caractère : ici pas de stigmatisation mais une vision complexe de la vie de ces femmes. Mélange subtile d’humour, de tristesse. Sans s’en apercevoir, on finit par éprouver de l’empathie pour les personnages : on rit lorsqu’elles font des blagues salaces et nous sommes tristes lorsqu’il leur arrive des problèmes.

Au fil du documentaire et des histoires qui s’entremêlent, j’ai fini par éprouver une infinie sympathie pour les personnages : ils sont bien vivants et authentiques et c’est ce qui fait la force de ce Strip-tease.