Bonjour Internet et bonjour à tous !

Pendant mes vacances, j’ai travaillé sur mon mémoire dont l’objet d’étude est le vidéaste culturel et pédagogue. Mmmmh mais encore ? Et bien, j’ai voulu traité cette question d’un point de vue socio-économique. Etant un grand pote de la théorie schumpétérienne, j’ai utilisé cette base que j’ai saupoudré de théories actuelles issues de l’étude des NTIC pour pondre ce petit travail. Je l’ai aussi agrémenté

Introduction de mon travail sur les vidéastes culturels et pédagogues.

Si Bourdieu définissait l’école comme l’une des premières instances d’apprentissages et de socialisation, cette dernière voit aujourd’hui son rôle discuté par les nouvelles technologies de l’information et des communications. Ainsi, sur internet, de nouveaux acteurs sont apparus en proposant un contenu pédagogique qui originellement était uniquement diffusé par des professeurs d’école. Il existe aujourd’hui de nombreux acteurs numériques proposant un contenu pédagogique sur Internet, et ce, avec de nouveaux codes de transmissions (changement de registre, proximité avec l’internaute). Ces derniers ont pris la forme de blogueurs puis de vidéastes. Aujourd’hui, la Francophonie[1] dispose de nombreux vidéastes célèbres cumulant des centaines de milliers « d’abonnés » (des internautes faisant parti de la communauté du vidéaste). Nous pensons par exemple à la chaîne Youtube « e-penser »[2] ou encore « DirtyBiology »[3]. Ainsi, ces vidéastes proposent un contenu pédagogique et profitant des TIC, arrivent à ce que ce contenu soit visionné une quantité impressionnante de fois.

Cependant il n’existe pas encore de véritable étude sur ce nouvel acteur. Lors d’une conférence à l’Ecole Normale Supérieure de Lyon, ceux-ci ont été catégorisés par le terme « Vulgarizators »[4] ou « Vulgarisateurs » en français[5]. Cependant, nous pensons que cette définition ne concerne que le contenu proposé par ces acteurs sans véritablement distinguer ces vidéastes des professeurs au sens classique du terme. Par ailleurs, la sociologie économique propose des outils théoriques afin d’étudier et de catégoriser ce nouvel acteur et donc de le comprendre. Ainsi donc, l’objet de ce travail de recherche va être de proposer une définition sociologique et économique de notre objet : les vidéastes pédagogues.

Afin de définir cet acteur, nous posons l’hypothèse que ceux-ci sont proches du comportement des entrepreneurs au sens sociologique économique, c’est-à-dire des individus créant des innovations. Ainsi, nous allons tout d’abord présenter le bagage théorique provenant de la sociologie économique permettant de définir des acteurs similaires. Pour ce faire, nous allons partir de la théorie schumpétérienne de l’entrepreneur. Schumpeter peut sembler daté mais nous pouvons contraster ces propos car comme l’énonce Richard Swedberg (2007), il n’existe pas de théorie sociologique et économique aujourd’hui venant supplanter les propos de Schumpeter. Puis, nous la prolongerons avec des travaux récents étudiant des entrepreneurs numériques. Ce travail nous permettra en conclusion de définir sociologiquement et économiquement le vidéaste pédagogue.

 


 

[1] Sur Internet, nous préférons parler de francophonie plutôt que de la France qui n’est qu’un territoire géographique. Il est plus pertinent de parler de francophonie pour faire référence au contenu présent sur internet.

[2] 453 010 abonnés le 19/07/2015

[3] 190 663 abonnés le 19/07/2015

[4]http://federation.ens-lyon.fr/vulgarizators/

[5] Conférence « Vulgarizators », ENS Lyon, avril 2015, http://federation.ens-lyon.fr/vulgarizators/