Ce qui est étrange dans le fait de commencer un blog, c’est le fait d’écrire un premier article pensant que celui-ci sera le premier d’une longue série. J’avais déjà commencé un blog précédemment : l’échec total. Finalement, en plus d’arriver en retard (j’ai l’impression qu’aujourd’hui les blogs à succès ont tous été commencés début 2000, korben, éolas, superno…), il me manquait sérieusement l’envie de poursuivre sur une longue distance ce type de projet.

Les débuts

Pour raconter ma brève histoire d’amour avec internet, je me rappelle avoir eu notre premier accès dans le foyer familial vers mes 16 ans. Je n’en suis pas mort mais j’ai quand même eu le temps d’avoir un myspace avec ma première adresse mail que j’avais sobrement intitulé agent.snake@hotmail.fr en référence au héro de la saga vidéoludique Metal Gear Solid. Bon, j’ai quand même réussi à éviter la folie skyblog (que je m’amuse encore à parcourir quand je n’ai pas le moral). Et depuis mes 16 ans, je ne me suis plus arrêté. Internet, pour reprendre l’expression de Glenn Greenwald, auteur de « Nulle part où se cacher » et accessoirement le journaliste qui a révélé l’affaire Snowden, est plus ou moins devenu l’épicentre de ma vie, avant bien sur de rencontrer ma chère et tendre.

Cet épicentre a d’abord concerné les jeux vidéoludiques. Je ne compte plus le nombre d’heures passées sur Guildwars, un mmorpg et Call Of Duty 2. De fil en aiguille, je me suis tourné vers les connaissances gratuites qu’offrait Internet. Et ce, en commençant d’abord par tous les sujets qui me touchaient à l’époque : les jeux-vidéo, la musique et le cinéma. J’étais déjà un très gros consommateur de produits culturels et Internet a rendu la chose exponentielle. Youtube, Wikipédia et jeuxvideo.com furent mes trois sites favoris où je pouvais clavarder tranquillement, où je me sentais chez moi. Cette période a plutôt été centrée sur les loisirs. Internet à ce moment n’était qu’un support pour d’autres médias.

Internet, support pour le travail

Ce n’est que quelques années plus tard qu’Internet est devenu synonyme de travail quand je suis arrivé en première année de licence mais à ce moment, il ne s’agissait encore à l’époque que d’un outil. Merci Ôh Dieux Wikipédia et Google de m’avoir fourni autant d’aide que j’en ai eu besoin. Je ne me souviens pas avoir spécialement plagié pendant ces années-là, on dira que la mémoire me fait défauts (et m’a fait des faux). Encore une fois, Internet n’était qu’un support à ma consommation de médias : cinéma, série tout y passait. Grâce à lui, à cette époque et encore aujourd’hui, je consomme bien plus de biens culturels que je ne pourrais jamais me payer. C’est d’ailleurs vers mes 18-19 ans que j’ai commencé à me forger mon opinion politique sur Internet. Je me suis mis lire sur ce qu’était la neutralité, le respect de la vie privée, Pipa, Acta, etc. Depuis je suis avec assiduité certains collectifs comme la Quadrature du Net et même Le Parti Pirate.

Internet, l’épicentre de ma vie

A la fin de ma licence, je me suis rendu compte que jamais je ne pourrais travailler autre part que sur Internet. J’ai alors opté pour un master spécialisé dans la gestion des entreprises sur Internet : le Master MONE dispensé à l’université Picardie Jules Verne, très bon master toujours coté au classement SMBG. Internet en plus d’être devenu une passion, il est aussi devenu dans le cadre de mes recherches mon objet d’étude. Et oui, à cette époque, la culture internet en provenance des pays anglophones devenait de plus en plus facile à diffuser. Je me suis alors intéressé à tout ce qui touche aux mèmes internet, ces petites images associées à une idée bien précise et comprise quelque soit la langue de l’internaute. En parallèle, dans le cadre de mon mémoire, je me suis interrogé sur un « prolongement possible de la théorie Schumpétérienne de l’entrepreneur dans le cadre des technologies de l’information et des communications ». Un chouette titre pour un travail qui m’a beaucoup plu. J’étais et suis toujours fan devant Schumpeter. Toujours en parallèle (ça commence à faire beaucoup de parallèles tout ça), je commençai mon premier blog, toujours actif, easynomie.com. L’objectif était simple: proposer des ressources gratuites en économie. Je me suis donc mis à faire un dictionnaire accessible en ligne en économie. Ce site s’est élargi en 2014, quand devenu volontaire international avec un temps partiel en temps que professeur d’économie, j’intégrai mes présentations, mes powerpoints et tous mes supports de cours de manière général.

Internet depuis n’est plus un simple support à des fins de consommation, il est devenu le support de mes productions (yeah 2.0 !). Cette année scolaire (2014-2015), j’ai commencé, en partenariat avec l’Institut Français de Budapest et dans le cadre du master 2 AIGEME dispensé à la Sorbonne Nouvelle, une plateforme de cours en ligne de type MOOC avec mes étudiants. Aujourd’hui, je gère 36 étudiants qui ont des cours en présentiel et des cours par internet : un vrai petit bassin d’étude. Ensemble, nous construisons une plateforme qui leur convient et je dirai que pour moi, à l’heure où j’écris ces lignes, Internet est passé d’un support de consommation à un espace de collaboration entre les individus. C’est cette vision que je souhaite partager avec quiconque prendra le temps de lire ce texte.

Ce qui est sur et que je ne m’envisage pas travailler autre part que pour et avec Internet. Quelque soit mon environnement professionnel futur, celui-ci devra au moins avoir la constante du travail sur internet.

Voilà, c’était ma petite histoire de l’internet et pour l’instant, je n’avais que cela à raconter :)

Hey ! j’ai publié cet article sur arte pour participer au projet « Contre histoire des internets ». Cela vaut le coup de jeter un coup d’oeil ;)

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