Samba Vs Hope, c’est l’heure du duel !

 

Le script

Il y a deux sortes de films dans le cinéma. D’un coté des films comme Samba, de Toledano & Nakache qui vous font passer un bon moment malgré une toile de fond très dure. Afin de ne pas rendre le pauvre petit cinéphile que vous êtes trop triste, tout est généralement propre et bon.

Mais ces films, afin de ne pas trop vous culpabiliser et bien il vont mettre des situations drôles toutes les 5 minutes, vous feront passer par tous les poncifs obligatoires du cinéma français qui ira mourir sur TF1 pour être sur que vous, petit amateur de film (ou pas), vous ne réfléchissiez pas trop au scénario souvent moyen et stéréotypé.

Bref, ces films vous donne pile ce que vous voulez voir, une compote relaxante sur fond sérieux, parce que bon, on est français, faut se battre pour quelque chose, mais pas trop quand même, faut pas trop se mouiller. Bref, faut vous coller une happy end pour que vous sortiez du cinéma en se disant que Oui la vie, c’est de la m*rde, mais que ça pourrait aller pire et de toutes façons, les héros gagnent à la fin. En sortant, on oublie, pense à deux scènes vaguement marante et quid du message.

Et puis il y a les autres films, ceux qui vous disent : prépare toi mon gars car je vais t’en faire baver de la première minute à la dernière et quand tu sortiras de ce film, tu ne seras plus forcément le même. Bref c’est ce que nous propose Hope de Boris Lojkine. Alors je balaye direct la réalisation, la mise en scène, le cadrage et la photo pour vous dire que tout est cool et bien fait pour se concentrer sur le gros du sujet : une histoire brute et violente inspirée de faits réels.

Hope est un film qui vous prend la tête et vous l’écrase contre la dure réalité sociale de l’immigration illégale. Il prend votre estomac qu’il retourne dans tous les sens tellement les émotions ressenties sont contradictoires.

Hope vous attrape par la mâchoire et vous éclate les dents contre la réalité qui se produit sous nos yeux. On y suit la migration de Léonard, camerounais et Hope, Nigériane, réunis par la fatalité. Et dans un monde qui ne fait pas de cadeaux, où tout le monde est un monstre. Ici, l’enfer, c’est les autres et il n’y a malheureusement pas d’échappatoire. La couleur est annoncée dès le début du film on sait que cela va s’empirer. Si le jour est protecteur, c’est à la nuit tombée qu’il se passe toutes les horreurs. Sans chichi, sans filet, le tableau s’assombrit de minutes en minutes jusqu’au noir complet.